Rappel des faits

Novembre 2010 : état de crise à Saint-Maur-des-Fossés où l'on a détecté une pollution à la radioactivité. Pour en reconstituer les circonstances et évaluer les conséquences, trois équipes de l’Institut sont intervenues. Comment ont-elles géré conjointement les différents aspects de l’incident ?

Les doses reçues par la population

La génération la plus exposée aux retombées des essais atmosphériques est celle des enfants nés en 1961 : leur dose cumulée à 18 ans est estimée à 1,5 millisievert (mSv) en moyenne et jusqu’à 5 mSv dans les régions les plus arrosées. L’essentiel de ces estimations repose sur des mesures dans l'environnement.
Vignette générique ASNR

La contamination des produits agricoles

La contamination de la chaîne alimentaire par un radionucléide dépend de sa concentration, mais également de sa durée de vie et de sa « mobilité ». La mobilité d’un radionucléide détermine sa capacité à être transféré d'un élément à l'autre de la chaîne alimentaire (par exemple de l’herbe à la vache, puis de la vache à la viande ou au lait). Elle est essentiellement liée aux caractéristiques chimiques de l'élément.
Vignette générique ASNR

Les retombées au sol

A chaque explosion aérienne, des particules radioactives sont libérées dans l'atmosphère à une altitude qui dépend des conditions du tir. Elles y séjournent de quelques heures à quelques mois avant de retomber au sol. Compte tenu de la répartition des sites, du nombre d'essais et de la variété de puissance des tirs, les dépôts affectent la planète toute entière.
Vignette générique ASNR