Dans le cadre de sa mission de surveillance de l’environnement, l'IRSN effectue des mesures régulières des niveaux de radioactivité sur des échantillons de l'environnement, en mettant en œuvre des moyens d’investigation performants (prélèvements et mesures). Cette action est une des composantes de la surveillance du territoire, exercée par l’IRSN au plan national et à laquelle participent également les exploitants nucléaires et diverses associations sur un plan régional et/ou local.
En conséquence des déversements autorisés des services de médecine nucléaire et des laboratoires de recherche, la surveillance de la radioactivité a montré en France la présence de radionucléides utilisés en médecine dans des systèmes d’assainissement et dans des cours d’eau en aval de ces systèmes. Des éléments de compréhension de l’impact radiologique potentiel sur la population de la présence de ces radionucléides dans l’environnement sont apportés ici par une étude bibliographique des études déjà menées sur la question.
La surveillance radiologique de l’environnement français est une mission permanente de l’IRSN dans le cadre des politiques publiques de sûreté nucléaire et de radioprotection, participant ainsi à garantir au mieux la protection des populations.
Pour mesurer le radon dans les lieux de travail, l’employeur peut procéder lui-même au mesurage du radon (auto-mesurage) ou faire appel à un prestataire de service ou organisme compétent.
Le décret 2018-437 du 4 juin 2018 relatif à la protection des travailleurs contre les risques dus aux rayonnements ionisants transpose en droit français la directive européenne 2013/59/Euratom
Les agréments relatifs aux mesures de radioactivité de l’environnement s’adressent à tous les laboratoires (publics, privés, universitaires, associatifs) mais concernent directement ceux qui effectuent des mesures en vertu de dispositions législatives ou réglementaires et qui ont obligation à transmettre leurs mesures au RNM.
Dans les régions à sismicité faible à modérée comme la France, la rareté des enregistrements instrumentaux de grands séismes limite l’évaluation fiable de l’aléa sismique. Dans ce contexte, la compréhension des séismes pré-instrumentaux est particulièrement importante.
Le projet TRAJECTOIRE, lancé en janvier 2020, vise à établir, aux exutoires des grands bassins versants français (Rhône, Loire, Seine, Garonne, Rhin, Meuse, Moselle), les trajectoires des contaminants apportés par l'Homme.