Coefficients de dose pour le radon dans les grottes touristiques
A la suite de la demande de la direction générale du travail (DGT) visant à éprouver la robustesse des paramètres choisis par défaut par la commission internationale de protection contre les rayonnements ionisants (CIPR) pour l’évaluation des doses reçues par les personnels travaillant dans les grottes touristiques, l’ASNR a mené une étude expérimentale dans deux grottes touristiques de France métropolitaine. L’objet de cette étude était la mesure de deux paramètres d’entrée essentiels pour les modèles biocinétiques de la CIPR, à savoir la proportion des fractions libre et attachée des descendants à vie courte du radon et le diamètre médian (en activité) des aérosols présents dans ces grottes.
A l’issue de cette étude l’ASNR a comparé les valeurs mesurées est celle choisie par défaut par la CIPR. Si cette comparaison permet de mettre en avant quelques écarts, ces écarts sont généralement assez faibles et ne conduisent pas à remettre en cause fondamentalement les choix faits par la CIPR. Au contraire, dans la limite de son périmètre, cette étude conforte les choix faits par cette dernière et consolide le corpus de connaissances disponibles sur le sujet. Ainsi, en l’état actuel des références de protection et en l’absence de toute connaissance approfondie des caractéristiques de chaque grotte, le coefficient de dose proposé par la CIPR pour un travailleur non sédentaire (6 mSv/mJ.h.m-3) ne parait pas indument « surprotecteur ».